L’école de la forêt tropicale ouvre à nouveau ses portes !

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Durant l'année qui a suivi les glissements catastrophiques de terrain), les activités de l'école de la forêt pour les jeunes orangs-outans de notre station d'accueil et de soins à Sumatra ont dû se dérouler ailleurs. Depuis le début 2026, les jeunes orang-outans, comme Cemara, Brenda ou Diego, prennent à nouveau plaisir à s'entraîner dans les arbres.

L’école de la forêt tropicale ouvre à nouveau ses portes !

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Durant l'année qui a suivi les glissements catastrophiques de terrain), les activités de l'école de la forêt pour les jeunes orangs-outans de notre station d'accueil et de soins à Sumatra ont dû se dérouler ailleurs. Depuis le début 2026, les jeunes orang-outans, comme Cemara, Brenda ou Diego, prennent à nouveau plaisir à s'entraîner dans les arbres.

Les glissements de terrain dévastateurs qui ont frappé notre station d’accueil et de soins fin novembre 2024 ont également détruit une partie de la forêt où les jeunes orangs-outans s’entraînaient en vue d’une vie en liberté dans la forêt tropicale. À l’école de la forêt, les orangs-outans apprennent, selon leur âge, à escalader, à rechercher de la nourriture et à construire des nids. Cette « Forest School » est divisée en trois niveaux, correspondant aux stades de développement des jeunes grands singes :

Les orangs-outans de moins d’un an doivent être étroitement suivis par les soigneurs. Ils expérimentent leurs premières escalades sur des structures en bambou situées près de leur enclos. Ces petits curieux, toujours très prudents, explorent cet espace d’escalade.

Cet orang-outan âgé de quelques mois s’initie à l’escalade sur une structure en bambou.

Dans l’école de la forêt, on stimule les jeunes orangs-outans dans leur progression par des exercices ludiques et structurés dans un environnement aménagé. Ils testent alors leur agilité et leur souplesse dans des zones d’escalade en hauteur, à l’aide de cordes, de hamacs et autres… L’objectif est de renforcer leur résilience psychologique, leur confiance en eux et leur capacité d’adaptation. Certains animaux, comme Cemara, font des progrès particulièrement remarquables, en grimpant prudemment et en utilisant habilement les cordes.

À gauche : Cemara s’entraîne à l’escalade dans l’école de la forêt conçue pour les plus petits. À droite : un soigneur emmène d’autres, un peu plus âgés, dans l’école de la forêt au niveau avancé.

Au cours de la phase suivante, appelée «Social Forest School», les jeunes singes un peu plus âgés suivent un entraînement axé sur l’acquisition de compétences essentielles pour survivre en milieu sauvage. Il s’agit en particulier de la recherche autonome de nourriture, de l’orientation, des déplacements dans les arbres et aussi de la construction de nids pour y dormir.

Dès que les orangs-outans atteignent l’âge de cinq à six ans, nos spécialistes évaluent leur comportement. S’il répond aux critères de remise en liberté et si les orangs-outans font preuve d’un comportement social stable, alors ils sont préparés peu à peu à la réintroduction dans la nature. Pour cela, nous les transférons dans l’une des deux forêts tropicales protégées de Jantho ou de Jambi, où ils sont d’abord placés sous surveillance permanente et ils doivent s’habituer à la nourriture qu’ils cherchent et trouvent sur place avant d’être définitivement relâchés et de pouvoir vivre de manière autonome dans la nature.

« L’école de la forêt est un élément majeur dans le processus de réhabilitation. Elle permet aux orangs-outans de développer les compétences indispensables et de se préparer à une vie autonome dans la nature – une étape décisive vers le retour à la liberté et c’est par cela une contribution précieuse à la protection de leur espèce. »

Brigitte Spillmann, responsable du programme en Indonésie

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