Les neuf îles où vivent les orangs-outans ont été astucieusement aménagées à l’aide de constructions en cordes, de plates-formes en métal et de paniers. Ces éléments constituent des structures indispensables, en particulier pour les trois résidents aveugles. Ceux-ci peuvent ainsi se déplacer à l’extérieur en toute sécurité et s’orienter facilement. Afin de les inciter à grimper et à sortir quotidiennement de leurs abris, leur nourriture est répartie sur tout le territoire des îles.

Dina est la plus jeune du refuge. Une encéphalite lui a fait perdre la vue. Elle s’est vite adaptée au refuge, par contre elle aimerait beaucoup avoir un compagnon. On a bien essayé de lui faire rencontrer Krismon mais cela a échoué. Krismon, nettement plus âgé, avait peur d’elle. Nous avons dû arrêter nos initiatives.

Krismon n’a pas encore réussi à retrouver pleinement confiance en lui, cependant il grimpe avec beaucoup de plaisir, le long des cordes, pour rejoindre les plates-formes à la recherche de nourriture. Dès qu’il en trouve, en général, il disparaît aussitôt dans sa maison.
Dans l’ensemble, les orangs-outans s’entendent plutôt bien avec les groupes de visiteurs. Seul Fahzren devient plus nerveux lorsque les visiteurs sont trop bruyants et trop nombreux à vouloir le photographier. Lui qui a grandi en Malaisie au sein d’humains et qui a été libéré d’un élevage illégal, il est néanmoins bien plus serein dans le refuge que dans la station d’accueil et de soins.
Notre animal parrainé, Lewis, jouit aussi de bien meilleures conditions de vie dans le refuge « Orangutan Haven » que derrière les barreaux d’un enclos ordinaire. Cet orang-outan adulte est complètement aveugle mais il adore grimper jusqu’au point le plus élevé de son île et y passer toute la journée.
